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L’habitat traditionnel en Hautes Pyrénées 65

En Bigorre, mais aussi en Béarn, l'habitat traditionnel est à situer d'abord dans un contexte de polyculture céréalière et d'élevage. Si dans les plaines l'habitat est groupé en villages, sur les plateaux il est dispersé.


Le centre de l'exploitation rurale y est la ferme à cour fermée. Celle-ci comprend une maison d'habitation caractérisée par son plan rectangulaire sur un à deux niveaux, ses murs de moellons ou galets, un toit pentu à deux versants et à deux croupes. Sa façade, souvent parée d'encadrements en pierre, regarde au sud, au sud-est ou à l'est selon le cas et est disposée perpendiculairement à la rue. Elle donne sur une cour fermée dont l'entrée se fait par un portail monumental. S'ordonnent autour d'elle les bâtiments d'exploitation soit grange, étable, poulailler ou porcherie...


Les maisons des fermes les plus riches, liées à l'essor de l'économie rurale, sont conformes au modèle bourgeois ou urbain des XVIIIe siècle et XIXe siècle et marquées par des façades à deux niveaux à ordonnance symétrique, des parements de pierres d'autant plus riches, une toiture monumentale percée de lucarnes et couverte d'ardoises. Un balcon d'honneur peut se dresser au dessus de l'entrée.


A un niveau social inférieur, on trouve une maison d'habitation n'ayant qu'un rez-de-chaussée sous un grenier. Les pièces se distribuent en enfilade à partir de la salle commune.


Dans les hautes vallées pyrénéennes, tournées vers la vie pastorale , l'habitat est regroupé en villages et la ferme à cour fermée tend à disparaître à l'exception de la vallée du Lavedan où , dans les hameaux la maison du bailli reste fortifiée et défendue par un portail-fort. Les types de maisons du bas-pays sont concurrencés par des maisons de montagne, de plan allongé, associant, sous un même toit, locaux d'habitation et locaux d'exploitation. L'existence de balcons sous toit longeant l'entière façade pour les maisons à étage est à noter.


Les toits de chaume s'observent encore dans la vallée de Campan.


Dans les pâturages d'estive des hautes vallées béarno-bigourdanes, les bergers construisaient des cabanes en pierre sèche "capane" de plan rectangulaire . Placées au milieu d'un enclos en pierre sèche où les moutons passaient la nuit et dit "coueila" ou "cuyala" , elles sont aujourd'hui en ruine.

Des influences basques, éclectiques ou plus contemporaines apparaissent en ville notamment à Tarbes et surtout à Lourdes.